
http://www.acteurspublics.com/2012/09/17/des-residences-d-ambassadeurs-bientot-en-vente
Des résidences d’ambassadeurs bientôt en vente

© François Mori/AP/SIPA
Le Quai d’Orsay pourrait rassembler en un seul site plusieurs postes diplomatiques dans les pays où la France en dispose de plusieurs, ce qui est le cas en Europe. Cela passerait par la vente de résidences. Des audits sont lancés.
Alors que le budget du ministère des Affaires étrangères devrait diminuer de 1 % sur les trois ans à venir, le ministre, Laurent Fabius, mise sur la “rationalisation” du parc immobilier, avec à la clé des ventes de résidences d’ambassadeurs, ont indiqué des sources diplomatiques. Et donc des économies.
Le ministre des Affaires étrangères a indiqué que les crédits pour l’enseignement du français à l’étranger ou touchant à la sécurité des personnes et des établissements français à l’étranger seraient préservés, l’éducation et la sécurité étant des priorités de l’action gouvernementale. En revanche, le chef de la diplomatie a souhaité que soit envisagée, lorsque cela est possible, la vente de résidences d’ambassadeurs et le regroupement sur un même site de plusieurs implantations dans les capitales où sont accrédités plusieurs ambassadeurs ou représentants permanents.
C’est le cas, par exemple, de Vienne, en Autriche, où la France compte un ambassadeur, un représentant permanent auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et une représentante permanente auprès des Nations unies. Bruxelles accueille aussi plusieurs ambassadeurs ou représentants permanents français (en Belgique, auprès de l’Union européenne, de l’Otan, de l’Union de l’Europe occidentale) et un consul général. Toutes les ambassades ne sont donc pas concernées. Les représentations sont appelées à étudier la façon de “mutualiser leurs locaux”, salles de réception, bureaux, etc. et à vendre des résidences d’ambassadeurs, lorsqu’elles sont trop grandes notamment.
Rénovation
Laurent Fabius a demandé que des “études précises soient conduites dès maintenant”, a-t-on ajouté de source diplomatique. “Il ne s’agit pas de vendre à tout prix mais de faire attention au marché et de ne pas manquer les bonnes occasions”, dit-on au Quai d’Orsay, où l’on souligne qu’“on ne renonce pas aux compétences et qu’il n’est pas question de fermer des ambassades”. Le produit de ces ventes immobilières pourrait dans certains cas servir à la rénovation, voire au rachat d’ambassades lorsque par exemple les loyers dans certains pays deviennent exorbitants, ajoute-t-on.
Immobilier toujours, à Paris, un vaste logement à usage ministériel, rue de Constantine, dans le 7e arrondissement, a été mis en vente et la cession d’un immeuble de la rue Huysmans (6e arrondissement), abritant plusieurs logements de hauts fonctionnaires du ministère, est envisagée.













