Vers une crise politique en Grèce sur la question de la Macédoine

Le chef de la diplomatie grecque a claqué la porte du gouvernement d’Alexis Tsipras après une dispute avec son homologue de la Défense, opposé à l’accord entre Athènes et Skopje sur le nom de la Macédoine.

17/10/2018 | ACTUALITÉ

Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Kotzias, a démissionné mercredi 17 octobre, après un différend au sein du gouvernement de coalition d'Alexis Tsipras sur l'accord récent concernant le nouveau nom de la Macédoine. “Le Premier ministre Alexis Tsipras a accepté la démission du chef de la diplomatie” et va assumer les fonctions de ce portefeuille, afin “de contribuer à la réalisation de l'accord” signé en juin avec son homologue macédonien, Zoran Zaev, sur le nouveau nom de la Macédoine, a indiqué le communiqué des services du Premier ministre. Nikos Kotzias, pilier du gouvernement de coalition de gauche d'Alexis Tsipras depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2015, a eu une dispute mardi au sein du Conseil des ministres avec le ministre de la Défense et allié du gouvernement de coalition, Panos Kammenos, sur la question du nom de Macédoine. Chef du petit parti souverainiste des Grecs indépendants (Anel), Panos Kammenos s'est toujours opposé au nouveau nom de la Macédoine.  Majorité faible Panos Kammenos a réitéré au Conseil des ministres, mardi, qu'il était “contre le nouveau nom de la Macédoine mais qu'il n'allait pas contribuer au renversement du gouvernement”. Toutefois, ce désaccord risque de faire tomber le gouvernement de coalition d'Alexis Tsipras, qui ne possède qu'une majorité faible. Depuis l'indépendance de son petit voisin, en 1991, la Grèce estime que le nom de “Macédoine” ne peut s'appliquer qu'à sa province septentrionale autour de Thessalonique. Un accord passé en juin entre les Premiers ministres macédonien Zoran Zaev et grec Alexis Tsipras prévoit de baptiser “République de Macédoine du Nord” ce petit pays pauvre des Balkans. Le parlement macédonien débat actuellement de cet accord, avant qu'il ne soit examiné par le parlement grec. Les prochaines élections législatives en Grèce sont prévues pour septembre 2019, mais l'opposition de droite ne cesse de faire pression pour des élections anticipées. (avec AFP)


La politique d’éducation prioritaire n’atteint pas ses objectifs, selon la Cour des comptes

Dans un rapport publié ce mercredi 17 octobre, la Rue Cambon juge que la politique d’éducation prioritaire passe largement à côté de ses objectifs. Et préconise de recentrer les efforts sur le primaire et les établissements les plus défavorisés.

17/10/2018 | ACTUALITÉ

Bilan “décevant” pour la politique d’éducation prioritaire, selon le rapport rendu ce mercredi 17 octobre par la Cour des comptes. Cette politique, sur laquelle s’appuient les gouvernements successifs depuis près de quarante ans pour aider les établissements situés dans des zones socialement défavorisées, concentre des moyens (1,7 milliard d’euros en 2017) au bénéfice de 20 % des élèves dans plus de 1 000 réseaux réunissant collèges et écoles, dont 350 en éducation prioritaire renforcée (REP+), les autres en REP. Son objectif était de réduire à moins de 10 % les écarts de niveau entre les élèves scolarisés en éducation prioritaire et les autres. Diverses études internationales, notamment le classement Pisa, montrent en effet qu’en France plus qu’ailleurs, les inégalités sociales pèsent sur les résultats des élèves. Or, selon la Cour des comptes, qui a débuté ses travaux sur le sujet il y a deux ans, la politique d’éducation prioritaire n’a pas atteint son objectif. L’effet de la scolarisation en éducation prioritaire sur les résultats des élèves est même, écrivent les magistrats financiers, “très faible”. Ainsi, au collège, si les écarts de performance en mathématiques et en français ne se détériorent plus, ils restent de l’ordre de 20 à 30 % selon les disciplines et les années. La Cour trouve plusieurs explications à ces résultats décevants : l’outil le plus efficace, la réduction de la taille des classes, est resté trop longtemps modeste et pas assez orienté vers les REP+ et le premier degré (maternelle et primaire). “Ce n’est pas le premier rapport dans lequel nous préconisons de redéployer les moyens de l’éducation nationale en faveur du primaire, ces années-là sont essentielles”, a insisté, mercredi, le Premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, en présentant le rapport. Se concentrer sur les premières années d’apprentissage Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a lancé depuis l’an dernier le dédoublement des classes de CP et CE1 en REP+ et en REP, ce qui semble précisément correspondre aux recommandations de la Cour. Mais cette dernière préconise de concentrer cette mesure “très coûteuse” à la fois sur les trois premières années des apprentissages fondamentaux (grande section de maternelle, CP, CE1) et sur les zones les plus en difficulté. Un autre “levier à approfondir”, selon les auteurs du rapport, serait de renforcer l’attractivité des postes en éducation prioritaire. Les enseignants qui sont affectés dans ces quartiers défavorisés sont souvent les moins expérimentés et l’absentéisme des professeurs y est plus marqué, avec un recours fréquent à des contractuels. Jusqu’ici, les différents mesures mises en place pour les stabiliser (primes, points gagnés pour les mutations…) n’ont pas porté leurs fruits, selon la Cour. Les effets de la création récente d’une nouvelle prime de 1 000 euros par an en REP+ (qui pourrait atteindre à terme 3 000 euros) ne peuvent encore être évalués. Deux ans d’ancienneté Pour la Cour, il faudrait affecter en éducation prioritaire des enseignants ayant au moins deux ans d’ancienneté et élargir la capacité des chefs d’établissement à recruter “sur profils” pour ces postes particuliers. Une idée qui semble avoir les faveurs de Jean-Michel Blanquer. La “labellisation” des établissements en REP ou REP+ a aussi pu encourager des stratégies d’évitement de la part de certaines familles, ce qui a réduit encore la mixité sociale, souligne le rapport. La Cour des comptes recommande de sortir de cette logique “binaire” et de répartir l’ensemble des établissements en 9 catégories en fonction de l’origine sociale et des résultats scolaires des élèves. Une façon d’allouer différemment les moyens pour mieux tenir compte des 70 % d’élèves défavorisés, scolarisés en dehors de l’éducation prioritaire, tout en accentuant l’effort sur les établissements concentrant le plus de difficultés. Le gouvernement vient de confier une mission à l’universitaire Pierre Mathiot et à l’inspectrice générale Ariane Azéma pour repenser l’éducation prioritaire, mission dont les résultats sont attendus pour juin 2019. Avec AFP


Un attelage ministériel renforcé pour les collectivités territoriales

La nomination de Jacqueline Gourault comme ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et de Sébastien Lecornu à ses côtés pourrait permettre de renouer le dialogue avec des associations d’élus frondeuses. En tout cas, celles-ci l’espèrent…

16/10/2018 | ACTUALITÉ

Et si le remaniement laisser présager un réchauffement des relations entre l’exécutif et les élus locaux ? Le nouvel attelage ministériel dévoilé ce mardi 16 octobre fait en effet la part belle aux collectivités locales. Ministre auprès du ministre de l’Intérieur jusqu’à ce jour, Jacqueline Gourault a ainsi été nommée ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, en remplacement de Jacques Mézard. Un intitulé de portefeuille inédit, dans la mesure où la mention “Relations avec les collectivités territoriales” ne figurait pas dans celui du radical de gauche. Pour épauler Jacqueline Gourault, deux ministres ont par ailleurs été nommés à ses côtés : Sébastien Lecornu, qui sera spécifiquement en charge des collectivités territoriales, et Julien Denormandie, pour sa part chargé de la ville et du logement. Ces derniers étaient jusqu’à ce jour respectivement secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire et secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires. Dialogue à renouer C’est donc à une équipe gouvernementale renforcée que les élus locaux et leurs représentants auront désormais affaire. Et ce dans un contexte où le dialogue semble toujours aussi bouché entre ces deux parties prenantes. Depuis l’entrée en fonctions d’Emmanuel Macron, les relations sont en effet particulièrement tendues entre l’exécutif et les associations d’élus locaux, notamment avec l’Association des maires de France (AMF), Régions de France (ex-ARF) et l’Assemblée des départements de France (ADF). Ces dernières n’ont eu de cesse, au cours des derniers mois, de critiquer la politique gouvernementale à l’égard des territoires et de dénoncer une remise en cause de la décentralisation et du principe de libre administration des collectivités. Dans leur viseur notamment : le manque de concertation sur les sujets touchant aux territoires, le principe de contractualisation financière visant à limiter la hausse des dépenses de fonctionnement des collectivités, la complexe équation de la situation financière des départements compte tenu des allocations individuelles de solidarité (AIS), ou encore la réforme de la fiscalité locale, née de la suppression à venir de la taxe d’habitation, qui risque de priver les départements de tout levier fiscal. Ce contexte tendu avait même poussé l’ADF, Régions de France et l’AMF (à la différence des autres associations d’élus) à boycotter, en juillet dernier, la Conférence nationale des territoires (CNT), l’instance de dialogue installée par Emmanuel Macron au début de son quinquennat. Ces associations avaient même organisé, le 26 septembre dernier à Marseille, un rassemblement des élus “pour les libertés locales”. Ministres connaisseurs du sujet Reste maintenant à savoir si la collaboration entre les élus et le gouvernement pourra devenir fructueuse et apaisée. Difficile à dire, compte tenu notamment des récentes déclarations de la ministre Jacqueline Gourault, selon qui il n’y aurait pas de “divorce” avec les élus, mais plutôt des “postures politiques” de certains. Des propos sur lesquels les associations d’élus auront certainement l’occasion de revenir lors des premiers échanges avec la désormais ministre chargée des Relations avec les collectivités territoriales. Quoi qu’il en soit, les élus auront devant eux des ministres connaisseurs des problématiques territoriales et sensibilisés à leurs revendications. Par le passé, Jacqueline Gourault fut notamment maire de La Chaussée-Saint-Victor, conseillère régionale du Centre, conseillère générale du Loir-et-Cher, présidente de la communauté d’agglomération de Blois -Agglopolys, mais aussi présidente de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation. De son côté, Sébastien Lecornu fut notamment maire de Vernon et président du conseil départemental de l’Eure. Il est à noter que les élus locaux auront par ailleurs dans le gouvernement deux autres interlocuteurs de choix : l’“intercommunaliste” Marc Fesneau, nommé, ce 16 octobre, secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement et, bien entendu, Olivier Dussopt, ancien maire d’Annonay (Ardèche) et ex-président de l’Association des petites villes de France (AVPF), confirmé à son poste de secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics et qui participera toujours aux négociations sur le pacte financier entre l’État et les collectivités. Élus locaux attentifs S’ils se satisfont de ce nouvel attelage ministériel, les principaux représentants d’élus attendent désormais des actes. “Enfin les collectivités ont des interlocuteurs désignés […]. Il va leur falloir du courage pour combler le fossé qui s’est creusé entre l’État et le terrain”, a notamment déclaré, à l’issue de l’annonce du remaniement, le président de l’Assemblée des départements de France (ADF), Dominique Bussereau. Le président de Régions de France, Hervé Morin, s’est pour sa part dit “heureux qu’il y ait une ministre des territoires mais ça ne doit pas être seulement un symbole”. “Nous attendons des actes sur l’association des territoires aux politiques qui les concernent”, a-t-il ajouté. Le président de France urbaine, Jean-Luc Moudenc, a lui aussi salué l’arrivé de Jacqueline Gourault à la Cohésion des territoires et aux Relations avec les collectivités. “Sa capacité d’écoute, sa très bonne connaissance des collectivités territoriales (y compris les plus modestes) et la qualité de son implication dans les dossiers permettront un dialogue relancé et une relation apaisée avec les élus locaux”, s’est-il enthousiasmé. 26 conseillers ministériels au service des territoires 26 : c’est le nombre de conseillers que comptera en principe le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales : 10 pour Jacqueline Gourault, 8 pour Sébastien Lecornu et 8 également pour Julien Denormandie. Sous Jacques Mézard, 15 conseillers étaient recensés : 10 pour le ministre et 5 pour son secrétaire d’État, Julien Denormandie. Jacqueline Gourault s’appuyait de son côté sur 8 collaborateurs. Comme le prévoit un décret daté de mai 2017, le cabinet d’un ministre ne peut pas comprendre plus de 10 membres, le cabinet d’un ministre auprès du ministre, pas plus de 8 membres et celui d’un secrétaire d’État, pas plus de 5.  


Jacques Mézard évoque la “concentration des pouvoirs” entre les mains d’une “technocratie”

Le ministre sortant de la Cohésion des territoires, évincé lors du remaniement gouvernemental, a jugé que la “concentration des pouvoirs entre les mains de ce qui est perçu, à tort ou à raison, comme une technocratie, un milieu restreint” alimentait “la défiance et le sentiment d’abandon”. Une attaque en règle de l’essence du pouvoir macronien.

16/10/2018 | ACTUALITÉ

Le coup de pied de l’âne. Évincé du gouvernement d’Édouard Philippe, le désormais ex-ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard (RDSE), n’a pu s’empêcher, lors de son discours de passation avec sa successeure, Jacqueline Gourault, le 16 octobre, à l’hôtel de Castries, de régler ses comptes avec la haute administration avec laquelle il entretenait des relations un peu difficiles. En creux, c’est une critique acerbe du pouvoir technocratique macronien qu’il faut lire. “De ce jour, je reprends cette liberté qu’en fait je n’ai jamais abandonnée parce qu’elle est consubstantielle à ce que doit être un homme politique, a commencé Jacques Mézard, selon le texte de son discours transmis a posteriori par son cabinet à la presse. Parce que la loyauté, ce n’est pas le silence, mais le dialogue. Parce qu’être ministre, ce ne peut être l’exécution des directives d’une haute administration compétente et intelligente mais [un ministre, c’est] celui qui fixe les objectifs à son administration. Je crois très fermement que les démocraties occidentales sont dans une grave crise politique et sociologique. Tout ce qui se passe à nos frontières le démontre amplement, comme aux États-Unis, au Brésil et ailleurs. Le peuple, et pour moi cette expression est laudative, exprime un rejet de différentes strates du pouvoir : politique, syndical, économique… La concentration des pouvoirs entre les mains de ce qui est perçu, à tort ou à raison, comme une technocratie, un milieu restreint, alimente la défiance et le sentiment d’abandon.” De la suprématie du politique Une critique qui intervient alors que précisément, politique et administration n’ont jamais, sous la Cinquième République, paru aussi fusionnelles que sous la Présidence Macron. D’entrée de jeu, Jacques Mézard, avocat de profession et élu de longue date du Cantal, avait, dès son installation fin juin 2017, cherché à marquer son territoire et manifesté des velléités de réaffirmer la suprématie du politique sur l’administratif. Il avait d’abord traîné les pieds pour reconduire le cabinet de son éphémère prédécesseur, Richard Ferrand. Ce qu’il fit la première quinzaine de juillet, avant d’éjecter finalement le directeur de ce cabinet, le préfet Jean-Benoît Albertini, début septembre, et de l’exfiltrer à la tête du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). Mais ce dernier n’avait pas tenu longtemps à ce poste de numéro un du CGET et fut débarqué sept mois plus tard, sur fond de tensions autour de la création de la future Agence nationale de la cohésion des territoires. Une agence annoncée en juillet 2017 par le Président Macron et qui, quinze mois plus tard, n’est toujours pas près de sortir de terre. Le ministre Mézard avait aussi écarté le numéro deux du CGET, Jean-Luc Combe, un haut fonctionnaire avec lequel il avait eu des difficultés lorsque ce dernier était préfet du Cantal. Dès son entrée, un élu influent qui connaissait bien son collègue cantalien avait prévenu : “C’est un vrai politique, Jacques Mézard, au sens grec du terme. Un avocat de profession qui n’aime pas les technocrates, auxquels il ne veut pas laisser le pouvoir. Il est dans une logique très conflictuelle.” L’exercice du pouvoir ne l’a visiblement pas changé…


Hervé Brunelot change de direction départementale

Directeur départemental des territoires et de la mer (DDTM) de Gironde depuis 2015, l’ingénieur en chef des Ponts, des eaux et des forêts Hervé Brunelot vient d’être nommé directeur départemental des territoires (DDT) de la Savoie. Il succède ainsi à Jean-Pierre Lestoille, devenu directeur régional de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) de la région Bourgogne-Franche-Comté [lire notre article sur le sujet]. Passé par l’École nationale des ingénieurs des travaux publics de l’État, Hervé Brunelot a notamment d’abord été directeur adjoint à la direction départementale des territoires et de la mer de Seine-Maritime, entre 2010 et 2012, avant d’être promu directeur de la DDTM des Alpes-Maritimes de 2012 à 2015.

19/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Patrick Flot prend de nouveau la tête d’un Institut français

Le conseiller des affaires étrangères Patrick Flot, deuxième conseiller à l’ambassade de France à Beyrouth, au Liban, depuis un an, et ancien directeur de l’Institut français de Tunisie, a pris les fonctions de conseiller de coopération et d’action culturelle à Abu Dhabi, directeur de l’Institut français des Émirats arabes unis. Il remplace ainsi Camille Petit, en poste depuis 2015 et devenue sous-directrice de l’Asie méridionale, au Quai d’Orsay. Patrick Flot, 59 ans, passé par Sciences Po Paris, a notamment d’abord été deuxième secrétaire (1990-1991), puis premier secrétaire et directeur de la Maison française (1991-1994) à l’ambassade de France à Washington, aux États-Unis, avant de rejoindre l’ambassade de France à Montevideo, en Uruguay, où il a à nouveau été deuxième (1994-1996), puis premier secrétaire (1996-1998). De retour en France pour trois ans, comme adjoint au sous-directeur de la communication à la direction de la communication et de l’information du Quai d’Orsay, Patrick Flot est ensuite reparti à l’étranger, où il a été, à partir de 2001, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France à Lima, au Pérou. Il a par la suite officié en tant que deuxième conseiller à l’ambassade de France à Santiago, au Chili, de 2005 à 2008, avant de prendre un poste de sous-préfet de Montmorillon, dans la Vienne, en France. Promu consul général de France à Buenos Aires, en Argentine, en 2010, Patrick a été nommé, trois ans plus tard, conseiller de coopération et d’action culturelle à Tunis, directeur de l’Institut français de Tunisie. Un poste qu’il a occupé jusqu’à fin 2017.

19/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Patrick Erbs nommé en Russie

Jusqu’à récemment chef du service économique régional “Péninsule arabique”, en résidence à Dubaï (Émirats arabes unis), Patrick Erbs a été nommé au même poste au service économique régional de Moscou, en Russie. Il remplace ainsi Philippe Brunel, qui occupait la fonction depuis 2016. Âgé de 57 ans, Patrick Erbs a été nommé chef du service économique régional “Péninsule arabique” en 2017. Titulaire d’une maîtrise en économie appliquée, ce conseiller économique hors classe a débuté sa carrière en 1984, en tant que coopérant du service national, attaché sectoriel au service économique à Tunis (Tunisie). Devenu rédacteur à la direction régionale des relations extérieures de Poitou-Charentes à partir de 1985, il a ensuite enchaîné deux postes de chef de secteur économique, à Lagos, au Nigeria (1986-1990), et à Tokyo, au Japon (1990-1995), puis les fonctions d’adjoint au chef de service économique à Tel-Aviv, en Israël, jusqu’en 1999. Passé chef du service économique à Tallinn, en Estonie, à partir de 1999, Patrick Erbs a par la suite pris un nouveau poste d’adjoint de chef de service économique à Montréal, au Canada, sur la période 2004-2008. À cette dernière date, il fut nommé adjoint au chef de bureau à la direction générale du Trésor, à Bercy. En poste jusqu’en 2011, il a alors pris la tête des services économiques de Prague, en République tchèque (2011-2015), puis d’Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis (2015-2017).

19/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Mouvements

Plusieurs nominations sont intervenues ce 19 octobre au sein de directions départementales interministérielles, dont celles de Didier Couteaud, nommé directeur départemental de la cohésion sociale du Puy-de-Dôme, de Marie-Pierre Muller, nommée directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations de la Haute-Vienne, ou encore de Nicolas Hardouin, qui devient directeur départemental des territoires de la Nièvre.

19/10/2018 | NOMINATION FRANCE